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Trump à Pékin pour "ouvrir" la Chine aux entreprises américaines
information fournie par Reuters 13/05/2026 à 18:58

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Donald Trump a entamé mercredi une visite en Chine, accompagné notamment de Jensen Huang, le P-DG de Nvidia, et d'Elon Musk, le patron de SpaceX et d'X, avec l'objectif de convaincre son homologue Xi Jinping d'ouvrir son pays aux entreprises américaines.

Il s'agit du premier déplacement en Chine d'un président américain depuis près d'une décennie.

Lors de ce sommet de deux jours, Donald Trump espère conclure des accords, maintenir une trêve commerciale fragile avec la deuxième économie mondiale et redorer son blason auprès de l'opinion publique américaine, mis à mal par sa guerre avec l'Iran.

Le locataire de la Maison blanche a été accueilli par une cohorte de dignitaires chinois et a reçu les honneurs d'une garde militaire à sa descente d'Air Force One au petit matin.

Donald Trump a affiché un grand sourire devant des jeunes étudiants chinois agitant des drapeaux américains et lui souhaitant la bienvenue dans une chanson en mandarin.

Les dirigeants qui accompagnent Donald Trump sont principalement ceux d'entreprises cherchant à résoudre des litiges commerciaux avec la Chine, comme Nvidia, qui a du mal à obtenir l'autorisation réglementaire de vendre ses puissantes puces d'intelligence artificielle H200 sur ce marché.

Donald Trump a demandé à la dernière minute à Jensen Huang de rejoindre la délégation, selon une source anonyme ayant connaissance du dossier.

"Je demanderai au président Xi, un dirigeant d'une distinction extraordinaire, 'd'ouvrir' la Chine afin que ces personnes brillantes puissent faire des merveilles", a-t-il déclaré dans un message sur Truth Social, en référence à sa délégation.

Interrogé sur la publication du président américain, Guo Jiakun, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a déclaré que la Chine se tenait prête à "étendre la coopération, gérer les différences et introduire davantage de stabilité et de certitude dans ce monde turbulent".

Tandis que Donald Trump se préparait à cette visite au sommet, son négociateur commercial Scott Bessent a mené trois heures de discussions préparatoires avec des responsables chinois en Corée du Sud.

L'agence de presse officielle Chine nouvelle les a qualifiées de "franches, approfondies et constructives", mais les responsables n'ont fourni aucun résumé détaillé.

TRUMP "N'A PAS BESOIN" DE PEKIN DANS LA GUERRE EN IRAN

Les deux parties cherchent à maintenir la dynamique amorcée en octobre quand Donald Trump a suspendu in extremis une nouvelle salve de droits de douane sur les biens chinois en échange d'un assouplissement par Pékin du contrôle des terres rares.

Outre le commerce, les discussions porteront sur une multitude de sujets sensibles, allant des ventes d'armes américaines à Taïwan, l'île gouvernée démocratiquement qui rejette les visées chinoises, à l'intelligence artificielle (IA).

Il est également attendu que Donald Trump encourage la Chine à convaincre Téhéran de conclure un accord avec Washington pour mettre fin au conflit, bien qu'il ait déclaré ne pas avoir besoin de l'aide de Pékin pour cela.

Le locataire de la Maison blanche a tenu à minimiser le rôle potentiel de Pékin dans la résolution du conflit qui a mené au blocage du détroit d'Ormuz, carrefour maritime essentiel pour le commerce mondial de pétrole.

"Je ne pense pas que nous ayons besoin d'aide avec l'Iran. On gagnera d'une façon ou d'une autre, par la paix ou par un autre moyen", a déclaré mardi Donald Trump à des journalistes à la Maison blanche avant de s'envoler pour la Chine.

L'administration Trump a déclaré mardi que de hauts responsables chinois et américains s'étaient accordés le mois dernier sur le fait qu'aucun pays ne pouvait mettre en place un système de péage dans le détroit d'Ormuz, dans le but de donner l'apparence d'un consensus sur la question avant le sommet.

Pékin, important importateur de pétrole iranien qui maintient une relation étroite avec Téhéran, n'a pas contesté cette position.

Mercredi, un pétrolier chinois transportant 2 millions de barils de pétrole brut irakien a traversé le détroit d'Ormuz, selon les données de suivi du trafic maritime, marquant ainsi le troisième passage connu d'un tanker chinois dans ce carrefour maritime depuis que les États-Unis et Israël ont lancé des frappes contre l'Iran le 28 février.

Le conflit en Iran et le blocage du détroit d'Ormuz ont fait gonfler l'inflation aux Etats-Unis à quelques mois des élections de mi-mandat en novembre. Pourtant, Donald Trump a rejeté l'idée qu'une inflation galopante pourrait l'inciter à conclure un accord avec Téhéran.

Voir aussi :

ENCADRE-Quels sont les enjeux du sommet Trump-Xi ?

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ANALYSE-Entre rivalité et méfiance, l'IA est l'un des sujets épineux de la rencontre Trump-Xi nL6N41Q0MX

(Par Laurie Chen, Antoni Slodkowski, Trevor Hunnicutt, Nicoco Chan, Xiaoyu Yin et Ethan Wang à Pékin; Heejin Kim et Brenda Goh à Seoul et Karen Freifeld à New York; Rédigé par John Geddie; Version française Matthieu Huchet et Zhifan Liu, Edité par Benoit Van Overstraeten)

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